Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques

Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques

Le mot du Dr Raouf Ghozzi
Nos connaissances scientifiques ont permis de gagner en espérance de vie.
« La Médecine a vécu des évolutions et des révolutions ces dernières décennies.
Nos connaissances scientifiques ont permis de gagner en espérance de vie.
Je souligne aussi un élément intéressant, l’attribution du Prix Nobel de Médecine à une consœur chinoise pour l’Artemisine, plante très ancienne et aux vertus incontestables dans le Paludisme.
La Science, lorsqu’elle s’ouvre aux diverses approches et cultures, arrive à en extraire le meilleur.
Pourtant, dans ma pratique quotidienne, depuis plusieurs années, je suis confronté à une problématique humaine et scientifique encore non résolue.
De nombreux patients, en souffrance diagnostique, voient leur vie basculer d’un point de vue professionnel et très souvent personnel.
J’ai constaté personnellement, avec je l’avoue une base empirique, des évolutions spectaculairement favorables avec des traitements allopathiques et/ou naturopathiques.
Bien sûr, certains confrères, évoquent un phénomène « Placebo » mais lorsque la proportion de patients concernés par cette rémission ou amélioration frôle les 80%, il y a lieu de se poser des questions!
A l’évidence, nous sommes dans une situation de connaissance scientifique insuffisante d’une ou plusieurs pathologies reliées ou non qui intègrent les Maladies Vectorielles à Tique.
Les Borrélioses sont une partie émergée voire immergée de la problématique.
L’autre élément important de mes considérations est la relation d’écoute et de confiance réciproque entre le patient et le soignant.
En effet, cette maladie est sournoise, insidieuse car on a le plus souvent des symptômes subjectifs ainsi que des bilans paracliniques normaux.
De ce fait, l’authenticité des troubles est remise en question et par défaut, les diagnostics psychosomatiques sont avancés en premier lieu.
Grâce à la persévérance des patients et de certains praticiens, des résultats encourageants ont été obtenus mais ils restent encore insuffisants.
La deuxième étape doit consister à rallier ces patients authentiquement malades, en souffrance, et l’ensemble des médecins et chercheurs pour parvenir à décoder et décrypter les mécanismes pathogéniques de ces maladies complexes afin d’aboutir à des traitements les mieux adaptés.
Quelles que soient les avancées futures, une fois encore, cette entité pathologique nous aura rappelé un des fondements principaux du serment d’Hippocrate :
la Considération Humaine mais aussi l’Humilité….. »
Raouf Ghozzi
Président de la FFMVT