La maladie de Lyme, les MVT, leurs co-infections :
La maladie de Lyme, les MVT, leurs co-infections :
- 2006: une
"conférence de consensus" de la Société de pathologie infectieuse de
langue française (Spilf) fixe les recommandations officielles pour
diagnostiquer et soigner la maladie de Lyme.
- 2008-2012: création
d'associations comme France Lyme qui contestent ces recommandations.
Elles mettent notamment en cause la fiabilité des tests de diagnostic et
dénoncent la non reconnaissance d'une forme chronique de la maladie
ainsi que les poursuites contre les médecins qui n'appliquent pas les recommandations officielles.
- 2014: avis du Haut conseil à la santé publique (HCSP) qui reconnaît la faiblesse des tests diagnostics.
- juillet 2016: tribune de 100 médecins emmenés par le Pr Christian
Perronne lançant "un appel d'urgence au gouvernement" pour mieux
reconnaître une maladie "en pleine expansion" et mettre fin à l'errance
médicale des patients.
- septembre 2016: la ministre de la Santé
Marisol Touraine annonce un "plan Lyme" pour améliorer le diagnostic et
la prise en charge de la maladie.
- juillet 2018: ces travaux,
auxquels les associations de patients participent, débouchent sur de
nouvelles recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Ces
dernières reconnaissent notamment l'existence de symptômes "persistants
non expliqués" chez des patients. Mais l'Académie de médecine, le
Collège national des généralistes enseignants (CNGE) et plusieurs
sociétés savantes, dont la Spilf, critiquent ces recommandations et
invitent les professionnels de santé à ne pas en tenir compte.
-
septembre 2018: moins de trois mois après, le directeur général de la
Santé Jérôme Salomon invite la Spilf à élaborer de nouvelles
recommandations pour ne pas "laisser les professionnels de santé et les
patients sans repères". Cette initiative n'est toutefois médiatisée
qu'en avril suivant, à l'occasion d'auditions sur Lyme au Sénat.
- avril 2019: les associations de patients dénoncent l'"enlisement" et l'"échec" du plan Lyme.
- 7 mai 2019: un éditorial dans le bulletin officiel de l'agence
sanitaire Santé publique France met en garde contre le risque de
recommandations de prise en charge "inefficaces et hasardeuses" car sans
base scientifique, sous la pression de certains "activistes".
Dans
ce numéro figure également la version actualisée d'une étude qui conclut
que chez des patients consultant pour suspicion de maladie de Lyme dans
les hôpitaux parisiens, le diagnostic a été confirmé dans moins de dix
pour cent des cas.
- 27 mai 2019: dans son rapport d'information
suite à des auditions au Sénat, Elisabeth Doineau, sénatrice de la
Mayenne (UDI), estime notamment qu'il est "inenvisageable que des
recommandations, potentiellement concurrentes, coexistent dans la prise
en charge" de cette maladie.
- 31 mai 2019: 22 sociétés savantes
publient leurs propres "recommandations", dans la revue de la Spilf,
Médecine et maladies infectieuses.