Estimation issue des données européennes et internationales :
Une partie des personnes piquées développe des anticorps anti-alpha-gal :

environ 5 à 20 % dans certaines zones exposées aux tiques.

Mais parmi elles, seule une minorité développe une vraie allergie clinique :

probablement moins de 1 % des personnes piquées

Il n’existe pas aujourd’hui de chiffre précis et exhaustif du nombre de cas de syndrome alpha-gal en France. La situation est assez floue pour plusieurs raisons importantes.

Ce que disent les données disponibles
Le syndrome alpha-gal est considéré comme rare mais en augmentation, et surtout très sous-diagnostiqué

En France, les données proviennent surtout de registres d’allergologie (et non d’une surveillance nationale dédiée).


Après une piqûre de Ixodes ricinus, certains signes augmentent la probabilité d’une sensibilisation à l’alpha-gal.

2) Symptômes qui doivent alerter après avoir mangé de la viande.

Le point clé du syndrome alpha-gal, c’est le décalage dans le temps.

Délai typique
symptômes 3 à 6 heures après ingestion, parfois jusqu’à 8 heures.

Aliments concernés
viande de mammifères (bœuf, porc, agneau…)
parfois produits dérivés (gelatine, abats)

Symptômes typiques
Ils peuvent apparaître seuls ou combinés :
■ Cutanés
urticaire (plaques qui grattent)
■ démangeaisons généralisées
■ gonflement lèvres/paupières
■ Digestifs
douleurs abdominales
diarrhée, nausées
■ Plus graves (urgence)
malaise, chute de tension difficulté à respirer (anaphylaxie)

Le signe vraiment évocateur

Le “pattern” typique :
■ vous mangez normalement de la viande
tout va bien pendant plusieurs heures, puis réaction allergique en pleine nuit ou en fin de soirée

C’est très différent des allergies alimentaires classiques (immédiates).