LYMESCI : Borrelia burgdorferi perturbe les fonctions de la barrière intestinale et les interactions entre le microbiote et les anticorps
Cette étude teste l’hypothèse selon laquelle le dysfonctionnement de la barrière intestinale, la dysbiose et l’endotoxémie induits par l’infection entraînent une altération prolongée du système immunitaire, pouvant affecter le contrôle de Bb lui-même ainsi que la santé immunitaire globale. Cela fait de l’intégrité de la barrière intestinale une cible thérapeutique potentielle dans la pathogenèse de la maladie de Lyme.
Points clés :
L’infection à Bb induit un « intestin perméable » (augmentation de la perméabilité intestinale), une endotoxémie (translocation de produits bactériens tels que le LPS dans la circulation sanguine), des altérations du microbiome intestinal et des modifications des acides gras à chaîne courte dans les selles.
Ces changements contribuent à une dérégulation immunitaire plus générale, notamment une hypergammaglobulinémie accompagnée d’un taux élevé d’anticorps IgG autoréactifs et d’une altération des réponses anticorps T-dépendantes.
Bb provoque des infections persistantes et incurables chez la souris, ce qui corrobore les observations antérieures d’une immunosuppression empêchant l’élimination complète de la bactérie.